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Analyse. Rachida Dati, ses actes et propos comme point de bascule dans les urnes

  • Photo du rédacteur: Issa Sedraoui Cochet
    Issa Sedraoui Cochet
  • 25 mars
  • 3 min de lecture

En remportant la mairie de Paris le 22 mars 2026, Emmanuel Grégoire a asséné un coup de massue à Rachida Dati. Malgré sa gouvernance à la mairie du 7e arrondissement, les Parisiens ne semblent pas ou plus adhérer à la personnalité de la candidate LR.


Pourquoi Rachida Dati n’a pas « réussi suffisamment à convaincre » ? Ces propos ont été

tenus par la femme politique lors de son discours post-défaite aux municipales 2026. Malgré une popularité pas totalement acquise, la candidate Les Républicains était en pôle position pour décrocher la victoire à la mairie de Paris. Seule candidate de droite après le retrait de Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et de Sarah Knafo (Reconquête), elle n’a récolté que 41,56 % des voix face à son adversaire de gauche et ses 50,52 %. Entre parachutage au Ministère de la Culture et fusion avec les listes de centre, Rachida Dati a pu profité du soutien du Président de la République Emmanuel Macron. Malgré les cartes en mains, l’ex-ministre de la Justice n’a pas su remporter la partie. Sur France Info, Renaud Dély caractérise la défaite comme un « rejet spectaculaire de la candidature de Rachida Dati. Ce sentiment s’est matérialisé dans un article du Parisien au lendemain des élections municipales. « À ce niveau d’écart, il n’y a pas que les voix de Bournazel qui ont manqué. Il y a un vote de non-adhésion à la personnalité de Rachida » commentait l’un des proches de celle qui fut une référence au sein des Républicains. Il faut dire que les manières de convaincre les citoyens semblaient brutales pour bon nombre d’entre eux.



Une campagne marqué par la violence

Dès les débuts, Rachida Dati s’est fait remarquer par ses prises de positions brutales :

attaque contre le journaliste Patrick Cohen, pression sur France 2 après le Complément d’Enquête sur elle, campagne de communication qui moque les équipes municipales sortantes, dénigrement du service public au micro de France Inter, etc. Interrogé par

Télérama, une spécialiste de la communication explique ceci : « Dati, c’est la stratégie du coup de boule et l’avant-garde du trumpisme en France : accuser, déstabiliser son

interlocuteur par tous les moyens, et ça, c’est nouveau dans le paysage de la communication politique, surtout pour la ministre de tutelle des médias ». Ce rapprochement avec les méthodes 45e et 47e président des États-Unis est un constat relevé dans plusieurs articles. La politique agressive menée par l’ex-ministre de Sarkozy s’est ressentis durant toute la période des élections municipales. Malgré sa tentative d’entrer à l’Hôtel de Ville grâce à son caractère fort, elle semble avoir dégradé sa propre image auprès des citoyens... et ce pour les années à venir.


Échéances de Dati

Comme le souligne L’Expresse, les nuages s'amoncellent petit à petit. En perdant l’élection, la confiance des électeurs de droite et une image crédible, Rachida Dati s’éloignent du rêve de sa vie politique : devenir mairesse de la capitale. Les municipales de 2032 semblent loin... et les échéances judiciaires planent au-dessus de sa tête. En septembre 2026, elle sera jugée pour pacte de corruption en faveur du constructeur Renault et de son patron Carlos Ghosn durant ses années en tant qu’eurodéputée (2009-2019). Elle encourt jusqu’à dix d’emprisonnement,450 000 euros d’amendes et une peine d’inéligibilité qui pourrait lui faire perdre la mairie du 7e arrondissement. Même si la ville de Paris est un bastion socialiste depuis un quart de siècle, ses habitants et habitantes n’ont pas voulu donner leur confiance à celle qui prétend, aujourd’hui, au poste de présidente du Château de Versailles.

 
 
 

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