[Chronique] NASTYJOE – "The House"
- Issa Sedraoui Cochet

- 16 janv.
- 2 min de lecture
Entre post-punk et noise rock, NASTYJOE réinvente l’écoute musicale à travers une sonorité onirique. Mêlant rythme effréné et temps calme, le quatuor livre un premier album réussi qui fera rêvé tout auditeur·ices.

En ce début d’année 2026, les musiciens proposent The House, premier album qui vient construire l’édifice musical de NASTYJOE. Avec ce projet, l’ambition est claire : s’évader de la réalité. L’expérience est d’ailleurs ressentie sans même avoir commencer l’écoute. Car oui, The House mise une illustration pleine de sens qui annonce déjà l’évasion que veux procurer NASTYJOE. Une silhouette de couleur rouge se dessine au centre de l’image. À sa gauche, une fenêtre ouverte qui propose de venir écouter une musique qui échappe à la réalité. Avec son esthétique onirique, l’album s’inscrit dans la grande lignée du dreamcore – cette aesthetic dont Internet est friand – et qui convoque la nostalgie, le questionnement, l’apaisement.
Mais que produit ce rêve auditif ? Les vingt-neuf minutes et trente-huit secondes qui composent l’album permettent une rupture franche. Dès le premier titre Strange Place – un nom excellent pour introduire à la diégèse – le voyage commence et amène vers un sujet rarement questionné dans le monde de la musique : la musicothèque intérieur. De par son aspect intrinsèquement lié aux émotions, The House propose de rappeler toutes les écoutes qui rythmes notre quotidien, sans trahir, évidemment, son identité unique. The Cure, IDLES, Turnstile, Joy Division, et même Cigarettes After Sex viennent à l’esprit, car l’écoute plonge dans son intériorité. Si l’on veut rester dans la scène française : Isolation, chest., Urge, FRAGILE, Pretty Inside. À travers cette expérimentation unique, chacun trouve un pan musical qu’il a déjà exploré auparavant.
La force de ce disque résulte dans le fait de se perdre dans son écoute. L’auditeur·ice a la sensation de retrouver ses morceaux préfère d’il y a cinq ans, cinq mois, cinq heures ou cinq minutes. Le premier album de NASTYJOE marque autant que la première écoute de Three Imaginary Boys ou de Glow on.
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